2.2 Quand la réalité rejoint … une autre réalité, en fait.

Samedi dernier, alors que je rentre de vacances, je trouve dans ma boîte mail un commentaire sur ce blog qui n’a pas vocation à être publié. Une personne des éditions Hachette m’y décrit un livre paru cette semaine et m’invite à prendre contact avec elle si je suis intéressé et si je souhaite en parler sur le blog. Parce que les contacts dans le monde de l’édition m’intéressent toujours, parce que le projet dont parle le livre me semble à la fois intriguant et nécessaire, je recontacte la personne en question.

C’est ainsi que mercredi matin je récupère dans ma boîte aux lettres le livre en question, que j’entame dans le métro en direction du syndicat où je suis de permanence cet après-midi-là. C’est un coup de foudre. Les deux auteurs y racontent, chacun avec leur point de vue, l’expérience des lycées expérimentaux en Seine-Saint-Denis, menée à l’initiative de Sciences-Po. En gros l’idée était de prendre quelques classes de secondes, de leur faire bénéficier de nombreux projets et de voir quel serait le résultat. Beaucoup de pluri-disciplinarité, de nombreux travaux en groupe, des enseignants qui fonctionnent en équipe et de beaux et longs voyages financés en bonne partie grâce à l’aide d’acteurs privés venus apporter leur pierre à l’édifice. De multiples rencontres avec des intervenants du monde de l’entreprise aussi. L’objectif : casser l’isolement des cités, ouvrir ces élèves sur le monde.

Le livre parle, très bien, de beaucoup de sujets évoqués dans ce blog et le tout est tellement intéressant que j’ai une soudaine envie d’en rencontrer les auteurs. Peut-être pourrais-je en parler au monsieur d’Hachette me dis-je, alors que ce vendredi je me dirige à nouveau vers mon syndicat. Le téléphone sonne. C’est la secrétaire d’un lycée du 93 qui m’appelle. Un des lycées dont parle le livre. Pour être plus précis le lycée où enseigne l’un des deux auteurs du livre. Un poste m’y attend. Pour au moins un trimestre. Plus peut-être. Rendez-vous avec le proviseur ce samedi matin.

 

Et me voilà donc ce matin face à cet imposant bâtiment. Ainsi, il est là le monde dont j’entends parler au fil des pages du livre que je dévore depuis mercredi. Drôle de sensation quand la réalité rejoint … une autre réalité, en fait. Le proviseur m’accueille très sympathiquement et me guide vers la salle des profs, quand il aperçoit un collègue en train de s’escrimer sur la photocopieuse. Une longue silhouette blonde et dégingandée se redresse, les doigts encore plein d’encre. Je reconnais d’emblée Mr B., l’un des personnages principaux du livre, l’un des instigateurs du projet sciences-po.

Drôle d’impression que de se retrouver face à ce qui n’était jusqu’ici pour moi qu’un personnage de littérature, mais est pourtant bel et bien un collègue d’Histoire-Géographie en chair et en os. Impressionnant qui plus est, avec son costard-cravate et son air sérieux. Il se propose très sympathiquement de me guider dans le lycée et de me montrer les différentes choses à savoir – et dieu sait qu’il y’en a. En salle des profs, je me rends compte que le casier de la personne que je remplace, celui qui deviendra probablement pour quelques mois au moins mon casier, se situe à moins de 50 cm de celui d’un des auteurs du livre. Je n’aurai pas à recontacter le monsieur d’Hachette.

 

Je commence lundi, dans un établissement parfois difficile donc, mais avec un emploi du temps aménagé et a priori de bonnes classes. Je suis ravi et j’ai hâte d’y être. Avant de quitter Mr B. je lui explique tout de même le caractère bizarre de ma situation en sortant de mon cartable le livre qui parle de lui.

« Voilà, je lis ce livre et je me retrouve ici.

- Evite d’acheter un bouquin sur la Tchétchénie, alors. »

 

Le Preux Chevalier

 

ps : au fait le livre s’appelle Le lycée de nos rêves.

2.1 TZR en RAD.

Au départ tout le monde a l’air gentil. Poignées de mains franches, sourires bienveillants et paroles rassurantes. Mais la pré-rentrée est un leurre qui ne trompe plus grand monde et pas bien longtemps.

Hier matin dans un petit collège de proche-banlieue parisienne. Me revoilà, à seulement une quarantaine de minutes de chez moi. Une petite dizaine de nouveaux profs et à peine une trentaine d’anciens. C’est presque intime. Seulement trois matrix2.jpgprofs d’Histoire-Géo. Enfin trois plus un, plus précisément. Vous l’aurez compris, le plus un c’est moi, qui me suis levé avec la tenace impression de revivre le même film que l’an dernier (voir chapitre1). Mais cette-fois-ci je connais le scénario. Un peu comme dans Matrix 2 : je sais qu’il y’a un monde parallèle, on m’a déjà fait le coup. C’est marrant comme on est moins stressé quand on sait ce qui va se passer.

Je suis encore TZR. Ce dont je ne peux guère me plaindre car ce fut un choix, dans l’optique de me rapprocher de chez moi, chose faite. J’espérais une affectation à l’année, mais je dois à nouveau me contenter de remplacements « de courte ou moyenne durée ». N’ayant pas de poste à la rentrée, je suis donc tenu d’effectuer celle-ci dans mon établissement de rattachement, le joli petit collège évoqué précédemment où je n’enseignerai probablement jamais mais où je suis désormais rattaché administratif (RAD). Au passage, heureusement que ma connexion Internet marche bien. Car dans la plus totale illégalité je n’ai toujours pas reçu d’arrêté d’affectation. Il n’y a donc aucun document écrit qui justifie ma situation actuelle. Ou en tout cas pas en ma possession. Non, tout juste deux lignes sur un site internet qui n’est même pas le site normalement prévu à cet effet, car celui-là est bien trop compliqué à mettre à jour et constitue pour le rectorat un souci permanent bien plus qu’une aide quelconque.

 

Mais revenons-en à notre petit collège, où je me pointe à 9h en espérant ne pas me tromper, n’ayant pas reçu les informations promises sur la pré-rentrée après pourtant trois coups de fil la semaine dernière. Effectivement je ne me trompe pas. Et donc tout le monde a l’air gentil. Les collègues sont plutôt jeunes et continuent à me parler même lorsque je leur explique que je ne suis pas vraiment un nouveau collègue. Tout le monde a l’air bien content de se retrouver.

Rhâââ, on ne me la fait pas à moi, je sais que ce grand calme ne va pas durer. Car tout d’abord il y a Jean-Paul, sosie de Louis Acaries. Jean-Paul était là à 9 heures pour l’arrivée des nouveaux. Mais Jean-Paul n’est pas nouveau. Il est là depuis 1983. C’est la première chose qu’il nous a dite. La deuxième en fait, car la première c’était une bonne blague lancée dans le hall d’entrée : « Et vos billets de retard jeunes gens! ». Ca n’a pas fait rire ma collègue de Marseille qui pensait déjà à repartir en voyant les nuages s’amonceler dans le ciel banlieusard : »il fait souvent ce temps là par ici? ». Jean-Paul est coordinateur d’Histoire-Géo. « Mais je suis pas là pour vous emmerder » a-t-il dit aux deux nouveaux collègues de la discipline. Et à moi accessoirement.

Jean-Paul est aussi délégué FSU .  C’est là quatrième chose qu’il m’a dite. Je lui ai répondu que je roulais pour un syndicat concurrent. Il a fait un peu la moue puis m’a rassuré : « pas de problèmes, je suis pour le multiculturalisme syndical! ». « M’enfin nous on est un vrai syndicat! » s’est-il cru obligé d’ajouter. Parce que nous on est des agents de la DGSE en planque qui organisent des soirées Uno-moules-frites peut-être?

 

Donc ça ne peut pas durer. Parce qu’après quelques minutes en la compagnie de Jean-Paul j’ai envie de le pendre au plafond. Lui et ses sentences définitives, comme celle sur les sorties scolaires : « les cours c’est dans la salle de classe que ça se passe, pas à Péta-Ouchnok ». Il n’est tout simplement pas possible que les autres collègues le supportent. Surtout qu’il y a aussi son pote Patrick, le prof d’EPS présent depuis 1985, arrivé en marcel et en short au collège un jour de pré-rentrée. Un peu de tenue jeunes gens s’il vous plaît.

Et chaque année c’est pareil. La pré-rentrée se passe bien. Jusqu’à ce que la principale finisse son discours et demande s’il y a des questions dans la salle. C’est là qu’un oeil exercé peut repérer les tensions qui vont animer la salle des profs toute l’année. Car bien sûr Jean-Paul ne voit pas pourquoi il la fermerait, d’ailleurs ça fait une demi-heure qu’il ne la ferme pas, avec ses blagues durant la présentation des profs qui ne font rire personne. Violents soupirs dans la salle, air gêné de certains, sourires sur le visage des autres et les épaules de la principale qui s’affaissent peu à peu : Jean-Paul va parler.

« J’aimerais développer trois points ». Oh putain, ça va être long. Surtout que Jean-Paul s’exprime avec le ton CGT, ce drôle de mélange de revendications et d’exaspération permanente que plus personne ne supporte vraiment aujourd’hui.

 » Tout d’abord, dans le règlement intérieur, laïc est écrit avec un -c et non -que. Je rappelle que laïc avec un -c ne s’écrit ainsi que par opposition à clerc. Or nous sommes l’école de la république, nous ne sommes pas en opposition avec quoi que ce soit. Laïque, même au masculin doit donc s’écrire avec -que, c’est le programme d’Histoire de 5e, je me permets de le rappeler à mes collègues. Alors soit c’est une coquille, soit nous avons un vrai problème qui nécessite un débat sur la laïcité au conseil d’administration de l’établissement.

- C’est une coquille, bafouille la toute nouvelle principale qui vient de débarquer et se demande ce qui lui tombe dessus.

- Bien, je me permets ensuite de revenir sur le terme de parcodenver.jpgurs individuel employé dans la circulaire de rentrée et qui me paraît excessivement dangereux. En effet, à quoi bon le collectif si le parcours est individuel, à quoi bon le … ». S’ensuit un discours égalitariste et jacobinisant à faire pâlir Robespierre et Staline réunis. Pas de doute, Jean-Paul, c’est Denver le dernier dinosaure du syndicalisme à l’ancienne dans l’éducation nationale, et si l’EN est aujourd’hui dans un tel état ce n’est bien sûr pas de sa faute ni de celle de son syndicat.

 

Mais passons sur le discours de Jean-Paul et même sur l’intervention de Patrick, le type en marcel, délégué d’un syndicat concurrent mais néanmoins ami de celui de Jean-Paul, et attardons nous sur Martine qui intervient alors que la très sympathique Sylvie, présente elle aussi depuis les années 1980, m’explique à mots couverts que toutes les pré-rentrées sont les mêmes depuis ce temps-là et que les deux zigotos qui se sont exprimés ont réussi à pousser la principale précédente à la dépression. Bien joué les gars.

Martine quant à elle est un autre genre de prof que l’on retrouve à presque toutes les pré-rentrées. Martine est une râleuse minutieuse. Personne à part elle n’a lu l’agenda prévisionnel qui se trouvait dans la pochette de pré-rentrée. Et encore moins les « consignes d’évacuation ». Surtout pas moi en tout cas, car en temps que rattaché je n’ ai pas eu de pochette. Mais Martine, elle, a vu. Vu qu’il y aurait deux réunions parents-profs la même semaine, que le deuxième trimestre était légèrement plus long que le premier, et surtout que l’évacuation des salles 214 et 218 ne se faisait plus par la porte du fond ce qui pourrait provoquer un embouteillage dans l’escalier C. Qui sait, sous ses airs de vieille harpie, Martine est peut-être en train de sauver des vies. Mais ses collègues s’en foutent. Ils remarquent, et moi le premier, qu’elle pompe l’air à tout le monde et lèvent les yeux au ciel en se demandant combien, ô grand dieu combien de temps, il faudra attendre avant de recevoir son emploi du temps, la seule chose qui intéresse 90% d’entre eux. C’est à ce moment précis qu’on réalise que ce collège, tout charmant qu’il soit, n’est pas un monde merveilleux, mais bel et bien un sac de noeuds de relations complexes entre des humains parfois mal embouchés. De quoi ravir un anthropologue.

 

Quelques minutes plus tard. Alors que mes collègues scrutent dans les moindres détails la feuille tant attendue, je me dirige vers la principale.

« Bonjour, je suis le rattaché administratif en Histoire-Géo.

- Ah, bonjour. J’ai regardé ce matin, il n’y avait pas encore d’affectation pour vous.

- Ah. Dommage.

- Je vous appelle si j’ai quoi que ce soit et puis sinon je vous rappelerai dans quelques jours pour que vous puissiez faire des heures de soutien.Vous avez rempli la fiche de renseignements?

- Ben… j’ai pas eu de pochette de rentrée.

- Oh… toutes mes excuses. C’est vrai qu’on n’attendait pas forcément nos rattachés.

- C’est pas grave, les subtilités du système.

- Oui, comme vous dites ».

 

Le preux chevalier.

Chapitre 32, où le preux chevalier dépose le bilan.

Non mais qu’est-ce qui m’a pris? Ah ça c’est sûr ça faisait bien d’annoncer « je vous prépare un petit bilan de l’année pour la première quinzaine de juillet » et bla bla bla et bla bla bla. Mais bon maintenant faut le faire ce bilan et la tâche n’est pas aisée. Surtout qu’un prof en vacances ça ne veut pas, mais alors pas du tout, travailler. Et puis la « première quinzaine de juillet ». Non mais quelle escroquerie. Je suis sûr qu’elle dure pas quinze jours la première quinzaine de juillet. Douze ou treize peut-être, mais guère plus. La première quinzaine de janvier elle fait quinze jours, pas de doute là-dessus, et à vrai dire on la sent passer. Mais juillet file, file comme un président en partance pour la Chine. Et puisque désormais c’est Nadal qui gagne sur gazon et que même Ingrid peut profiter de ses vacances, j’en suis persuadé, quelque chose ne tourne pas rond, une rupture du continuum espace-temps un truc dans le genre.

D’ailleurs ces jours passent tellement vite que le rectorat n’a toujours pas trouvé le temps de m’envoyer mon arrêté d’affectation pour l’an prochain. S’il y a une faille spatio-temporelle, nul doute qu’elle part de là. Du standard de la Direction des Personnels Enseignants (DPE) pour être plus précis, que j’essaye de joindre sans relâche depuis trois jours, histoire de récupérer les sous qu’on me doit. Bip, bip, bip. Encore et encore.

papin.jpg

Mais bon, il arrive ce bilan? Parce qu’avouons-le, vous n’êtes pas là pour entendre parler de la magie de la première quinzaine de juilllet et des fonctionnaires qui foutent rien. Non, ça JPP (le « journaliste », pas le footballeur-mais j’ai mis la photo du footballeur parce qu’après Panaf et Balladur ça aurait fait trop) le fait mieux que moi.

Sauf que c’est bien gentil mais moi pour faire le bilan je fais comment? Pas de stats, pas de comptabilité. Comment je sais si j’ai bien travaillé? L’éducation est un domaine où l’évaluation résiste encore tant bien que mal au quantifiable. A vrai dire, vu qu’on peut pas quantifier on n’évalue pas ou si peu. Rassurons-nous ça ne devrait pas tarder. Un petit apéro sous une pergola ombragée du sud-ouest entre notre président et ce bon vieux Tony le tigre d’outre-manche et ce dernier devrait lui expliquer comment tout mesurer, au risque de ne plus rien faire.

Alors voilà, c’est arbitraire, mais j’ai décidé de diviser ce bilan en deux catégories. Savoir et savoir-faire. Si on considère que quelque part mon métier c’est de faire-savoir ça fait un bon trio. Comme au début de la Boum 2 quand Claude Brasseur passe sa thèse (vous pouvez vérifier si vous voulez, c’est l’été).

Donc cette année j’ai appris :

- que l’éducation nationale est un monde féérique (au sens littéral, avec des fées quoi) où cohabitent des dragons, des sorcières et des magiciens, des rois perdus dans leur château, des princesses pas du tout fleur bleue et des cpeterpan.jpghevaliers de fortune, avec des montures elles aussi de fortune (merci transilien). Il y a aussi et surtout beaucoup d’enfants perdus, vous savez, ceux de Peter Pan qui ne veulent pas grandir et dont les parents sont mystérieusement absents.

- que dans ce monde merveilleux rien n’est automatique et que rien ne s’obtient sans l’avoir demander. Ca doit être un peu pareil partout, mais moi je pensais (très) naïvement que parfois on pouvait travailler dans l’intérêt des gens, essayer d’arranger tout le monde, mais que nenni, pour l’essentiel on travaille dans l’intérêt le plus pressé de la personne qui travaille et si y’a des frites à la cantine ou judo à 17h, eh ben c’est pas de bol.

- qu’il existait toutes sortes d’élèves et toutes sortes de profs (mais alors vraiment toutes sortes) et qu’il était parfois difficile de comprendre pourquoi certains étaient compatibles. C’est un peu comme les légos, mais ceux qui sont pas de la marque légo. Des fois ça s’emboîte, des fois ça s’emboîte pas. Et on comprend pas très bien pourquoi. Y’a aussi des fois où on comprend très bien pourquoi ça marche pas. Parce que mettre un playmobil sur un château fort de légoland, forcément ça peut pas le faire.

- que les vacances voire même la fin de l’année finissaient toujours pas arriver, sans que ni les élèves, ni le prof, ne sachent parfois vraiment comment, soudain réunis par le sentiment d’avoir survécu à quelque chose et peut-être même d’avoir accompli quelque chose. Cette certitude que la fin va arriver fait fonctionner l’éducation nationale les deux dernières semaines avant chaque vacance et à partir du mois de mars. C’est magique. A vrai dire, je suis désormais persuadé que les vacances sont la véritable clé de voute du système (et je vois déjà les apôtres de la valeur travail qui s’étranglent)

- qu’il n’existait pas de recettes miracles, pas de « truc », mais que parfois, avec certaines classes, tout se passait bien et que cela pouvait durer longtemps, longtemps. Il ne reste plus qu’à faire en sorte que ce parfois devienne un souvent.

Et donc désormais je sais :

- me rendre n’importe où dans la région parisienne grâce à ma connaissance unique des lignes de train, RER et autres bus scolaires. En bon provincial, je n’avais jamais pensé que l’Ile de France pouvait aussi être la campagne, mais si. Prendre le train depuis Paris dans n’importe quelle direction, attendre une grosse demi-heure et vous comprendrez.

- survivre dans un environnement hostile, soit une salle, peuplée de 30 représentants bizarres de ce qu’on appelle le jeune, voulant faire tout sauf travailler, et ce non pas pour l’heure qui suit mais pour le temps qu’il leur reste à tirer avant d’avoir 16 ans ou plus probablement avant que papa et maman n’abandonnent l’idée de leur faire faire des études. Bienvenue au BEP de Fort Fort Lointain, négation de l’éducation et angle mort du système en théorie caché à nos regards de professeurs certifiés.

- m’intégrer dans un établissement, travailler au jour le jour (parce que demain y’a la 5e Dingue au programme et que rien que d’y penser je fatigue), m’adapter à tous les niveaux, faire entendre ma voix, bref, occuper ma place et parfois même celle des autres (cf. mes nouvelles compétences en matière de prêt de livres, remise des manuels scolaires voire déménagement d’un centre de documentation et d’information -ça veut bien dire ça CDI?).

Bilan du bilan : pour une année ça fait pas mal, ça fait même beaucoup, et à mon avis je ne devrais pas tarder à développer de supers-pouvoirs.

Bonne vacances et à très bientôt pour la saison 2, où le preux chevalier est toujours TZR mais dans un fort un peu moins lointain (on sait pas encore lequel, ce serait trop beau).

Le preux chevalier

Ps : Et j’allais oublier. J’ai développé cette incroyable compétence. Désormais, quand un ami d’ami, trader à la société générale (si si, y’en a plein), m’explique que je suis (bien) payé à rien foutre, je souris gentiment et je ne réponds pas, ou si peu. Parce que l’énergie est un bien précieux qu’il convient de ne pas gaspiller. Parce qu’il y a des choix de vie. Parce que certaines choses se vivent plus qu’elles ne s’expliquent. Et parce qu’il y a bien pire ailleurs.

Pps : Un blog c’est quand même mieux quand y’a des gens qui le lisent. Alors merci à tous ceux qui se sont arrêtés sur cette page cette année. Et un encore plus grand merci à tous ceux qui l’ont fait découvrir à d’autres.vacances.jpg

123456...16



theworldofdd |
missyoura |
Kidal-blog: site d'informat... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | L'air du temps
| vision libre
| jacquemiche2