Chapitre 27, où les enseignants s’en vont manger des pommes.

 Un petit déménagement, des vacances et une longue absence sur le blog. Mais demain c’est la rentrée pour la zone C et pour le blog aussi, y’a pas de raison.

A vrai dire j’attendais d’en savoir un peu plus sur la suite des événements pour reprendre le blog et franchement, si on avait suivi les canaux traditionnels (rectorat tout ça, tout ça…), on aurait pu attendre longtemps. Ici un petit rappel des événements précédents s’impose. En effet j’ai été affecté à Fort Fort Lointain depuis la mi-janvier et en théorie jusqurgences7.jpgu’au vacances de Pâques. « Pas de soucis, le remplacement sera prolongé au moins jusqu’au mois de juin » m’avait-on dit au rectorat. Sauf que les vacances sont venues et toujours pas de nouvelles. Léger flottement à la direction du lycée, coup de fil du secrétariat à la collègue que je remplace et un verdict un peu étonnant : la décision est programmée au 3 mai, soit à peine deux jours avant la rentrée, après visite de ma collègue chez le médecin. Et voilà donc la fin de mon année subordonnée à l’humeur d’un gentil monsieur avec un stéthoscope.

Hier après-midi, coup de fil de ma collègue donc et confirmation, je repars à Fort Fort Lointain pour quatre semaines. Il est important ici de préciser que vous, lecteurs, détenez là une information privilégiée, classée secret éducation nationale. En effet, je doute que qui que ce soit au rectorat soit au courant. Ce qui ne m’empêchera pas de reprendre demain. Et d’appeler le rectorat? Non, faut pas pousser quand même. S’ils veulent en savoir plus, ils ont qu’à lire mon blog.

Quatre semaines de plus à Fort Fort Lointain et, malgré la furia de mes 5e, ce n’est pas une si mauvaise nouvelle que cela. Car par la magie des beaux jours, de mes heures de trou avant de reprendre le train et surtout du blocus du lycée, me voilà plutôt bien intégré au lycée de FFL (sympa l’abréviation, non?).

flashback.bmpLecteurs attentifs, vous l’aurez compris, voici le moment du grand flash-back, ambiance image trouble, musique type quatrième dimension et air grave les sourcils froncés.

Mardi 15 avril, un peu avant 8 heures donc. Un jeune professeur se dirige l’air détendu vers les grilles du lycée de FFL. Les raisons de sa bonne humeur? Trois jours à tirer avant les vacances, des 5e en sortie « jouons avec des cailloux dans la forêt » et des élèves qui ont promis, que dis-je juré, que mardi ils bloqueraient le lycée. Pour l’instant en tout cas tout est très calme. Il faut dire qu’à Fort Fort Lointain les cours ne commencent qu’à 8h30, le temps pour les cars de ramasser nos petits paysans dans leurs patelins. La proviseure et son adjoint m’accueillent avec un sourire crispé. Jusqu’ici tout va bien.

Une demi-heure plus tard, ambiance joyeuse dans la salle des profs et premières banderoles à l’entrée du lycée. Le blocus est en marche. C’est alors que survient le drame. Que dis-je, la catastrophe. Déchainés, les élèves du lycée renversent un banc! Les rumeurs les plus folles parlent même d’un cadenas sur les grilles. De quoi déclencher la colère du proviseur : « ils dégradent le matériel », s’emporte-t-il. « Ben oui, c’est un blocus », lui répond-on gentiment, en ajoutant que ça ne va pas bien loin. Qu’ importe, tous les CRS du coin sont déjà là. 70 CRS pour 300 élèves franchement pas beaucoup agités, voilà une proportion honnête. Heureusement, le jeune de FFL n’est pas sensible à la provocation et les choses ne dégénèrent pas. A vrai dire, même quand il a fait l’effort de se lever pour aller bloquer le lycée plutôt que de rester sous sa couette, le jeune de FFl a surtout envie de rentrer chez lui, jouer à la playstation, non sans avoir promis à ses quelques copains engagés de revenir manifester. Ce qu’il ne fera pas. Fait trop beau.

Alors que les abords du lycée se vident peu à peu, je vérifie qu’aucun élève de BEP n’a eu la drôle d’idée de venir en cours. Pas de problème, sur ce point on peut compter sur eux. Un beau mot d’absence « aucun élève présent » plus tard, retour dans la salle des profs où la discussion s’engage. Et là on refait le monde, la politique de Darcos, le lycée, la direction et certains collègues, plus ou moins dans cet ordre. Quelques rires plus tard, nous nous dirigeons vers LA pizzeria du coin pour un repas sympa. Y’a pas à dire un blocus, ça soude les profs. Et ça permet même aux remplaçants de sentir qu’ils font pleinement partie de l’établissement. Et puis faut le dire, j’avais jamais vu autant de sourires sur les visages de mes collègues. Enfin pas tous, car d’autres rentrés chez eux comme Monsieur M. doivent avoir les oreilles qui sifflent.

Le temps de retourner au lycée pour constater que le projet de manifestation s’est évaporé, nous voilà repartis chez une collègue. Objectif : une dégustation de pommes. « Qu’est-ce que c’est que ce code? », se demande à voix haute le proviseur adjoint, un air suspicieux en travers du visage. C’est vrai ça, manger des pommes, ça me rappelle vaguement un slogan d’une époque où je n’avais pas encore l’âge de voter. Et puis ces profs, toujours à comploter quelque chose. On ne devient pas enseigant si on n’a pas envie de manipuler les foules, non? Peut-on vraiment faire confiance à ces gens-là? Oswald a-t-il tué Kennedy? (voilà une phrase qui va ramener sur ce site des visiteurs inattendus)

En fait, nul code. On a vraiment mangé des pommes. Et elles étaient bonnes.

A plus.

Le preux chevalier.

20 Réponses à “Chapitre 27, où les enseignants s’en vont manger des pommes.”


  • chrisdelafayette

    Pauvre école, où les « profs », pourtant mes collègues, et vous en êtes, font la fête les jours de grève et se réjouissent des absences d’élèves, au lieu de discuter avec eux des enjeux et d’ouvrir des débats.
    Ce pourrait être un moment de citoyenneté, d’échange, d’ouverture.
    Mais non, vous préférez les laisser dans le flou, dans la rue, avec leurs banderoles aux slogans qui doivent sentir bon Mai 68 (je l’imagine d’ici) et avec leurs idées reçues, fausses le plus souvent.
    Et (presque) tout le monde est content :
    - les élèves parce qu’ils ne vont pas en cours
    - les profs… et bien… pour la même raison (sglups… faudra lire ou relire ? le BO sur les missions du professeur et le diffuser dans votre lycée de FFL visiblement).
    Pourquoi presque ? Parce que « l’administration » (le gros mot qui veut tout dire dans la bouche « des profs ») n’est évidemment pas chaude à voir ses élèves dans la rue. Les examens approchent ; les élèves ne sont plus surveillés et la question des responsabilités se pose ; le matériel peut effectivement être dégradé ; il faut référencer vite toutes les absences et prévenir les parents des élèves mineurs etc. etc.
    Votre blog montre votre évolution durant l’année. Certes vos conditions ne sont pas idylliques.
    Mais vous devenez un « vrai prof » : critique et moquerie de « l’administration » (oui je sais c’est pas méchant à la base, c’est de bonne guerre, le problème c’est que ça bloque tout le système sans que vous en preniez conscience !) ; contentement de ne pas faire cours et d’être payé quand même (ah ben oui car les autres font grève mais vous vous êtes allé « pointer » et pis vous êtes parti, bien content !) ; défense de valeurs de gauche à la Mai 68 du genre : « trop de CRS, c’est que des gamins » (oui mais qui est responsable de l’établissement et de la sécurité ? c’est vous ? ben non… ah !) ; comptage des jours avant vacances (courage… plus que 5 semaines au lycée, avec un viaduc dès le week-end prochain, ça c’est chouette hein ?) ; et enfin volonté d’être prof mais de préférence sans élèves (merci aux BEP de ne pas se déplacer).
    C’est décevant.

    Vous savez quoi ? En fait… Monsieur M. était peut-être comme vous, à votre âge. La seule différence, c’est qu’il est devenu réactionnaire et blasé. Vous ? Vous êtes visiblement (Hélas !!!!!) déjà devenu blasé … reste plus qu’à « être prof » trente ans et à devenir réac’.

    Où je veux en venir ? Je trouvais votre blog plus drôle, plus incisif … avant ! Vous passez « du côté obscur » du métier, pourtant si beau.
    Vivez donc ce métier autrement. Ne pensez pas aux grèves ! Faites cours. Ne pensez pas aux vacances , aux absences de stages, etc. Non… Faites votre job, vivez-le avec passion. Apprenez à porter de l’estime à ceux qui vous entourent : « l’administration » est à votre service autant que vous êtes au sien ! ; les élèves ont besoin de vous, même si parfois vous avez l’impression contraire et ils ne vous oublierons pas si vous avez su leur montrer votre passion (un prof qui compte, qui marque, c’est un prof qui a compris sa mission au service de la réussite de l’élève, qui peut devenir un modèle) ; les autres collègues qui vient leur métier avec passion aussi, ceux qui ne hurlent pas les plus forts en salle des profs et qui s’investissent dans leur établissement.

    J’espère sincèrement pour vous et pour vos futurs élèves que vous changerez de positionnement et que vous saurez devenir non pas « un vrai prof » mais « un super prof ».
    ;-)
    ChrisdeLafayette(nousvoilà)

  • chrisdelafayette

    désolé pour les trois-quatre erreurs grammaticales ou coquilles

  • Allons, allons, Monsieur chrisdelafayette ! Je trouve votre commentaire particulièrement sévère à l?égard de notre preux chevalier.

    Vous l?accusez de passer du côté obscur en critiquant l?administration et en profitant avec euphorie du temps libre laisser par les grèves ? Moi je n?y vois là rien que la nature humaine.

    Je travaille au service R.H. dans une entreprise qui vend des pommes (ça ne s’invente pas ;) oui les pommes sont excellentes cette année !). Mon job, c’est un peu d’encadrer tout ce petit monde qui fait tourner notre entreprise. Je ne connais donc rien du service public et encore moins du monde enseignant.

    Par contre, ce que je sais, c?est qu?entre mes salariés du privé (pardonnez le possessif) et les profs de l?éducation nationale, c?est même combat ; ils sont les premiers pour critiquer l?administration (trop lourd, pas assez réactif, enquiquinant, etc.) que ce soit de l?entreprise (« mais pourquoi est-ce qu?il faut que je remplisse un stupide papier en deux exemplaires pour poser des congés ??! ») ou pour l?état.

    Un rien ne les dissipe (un oiseau passe parla fenêtre et pendant une heure les gens commentent et racontent leurs anecdotes) et sitôt que quelque chose les force à rentrer chez eux, ils sont les plus heureux, MEME si on doit leur prendre des congés pour cela à la fin du mois. J?ai pu le vérifier à de nombreuses reprises comme lors des inondations, d?un arrêt des serveurs informatiques ou encore d?une alerte incendie? Dans ces cas-là, c?est une véritable ruée dehors et tout le monde se retrouvent chez le collègue qui a la plus grande terrasse ou le jardin le plus ensoleillé.

    Donc pour moi, lorsque vous dites du preux chevalier qu?il passe du côté obscur de la force, vous lui reprochez simplement sa nature humaine. Oui, les lourdeurs d?une administration que l?on ne comprend pas et qui paraît tatillonne agace ! Oui, dés qu?un rayon de soleil apparaît, les gens n?ont qu?une envie, c?est de rentrer chez eux.
    Je ne peux pas demander à mes commerciaux et mes aides-comptables d?être toujours passionnés et enthousiastes par leur travail (je ne peux quand même pas leur demander ça alors que je profite honteusement de mes breaks au boulot pour lire ce blog et passer une demi-heure à poster un commentaire !)

    Si je ne peux pas leur demander abnégation et dévouement dans leur travail, pourquoi irai-je le réclamer aux profs et aux instits ? Quand est-ce que le boulot de prof serait devenu un sacerdoce ?

    Je lis le blog du preux chevalier j’aime l’humour qu’il a pour décrire son quotidien de prof. Et ce post-ci ne fait pas exception à la règle ! Donc longue vie à Monsieur le preux chevalier et bonne continuation !

  • Oh cher Chrisdelafayettte, que votre critique tombe à côté. L’humour de notre preux chevalier vous aurait-il échappé ? Demander à l’école et ces profs de réparer tous les travers d’une société qui déraille ….c’est un peu fort de café ! il vaut mieux soutenir ces jeunes qui se sont lancés dans un métier difficile, peu valorisé et qui y croient. Les donneurs de leçons sont de trop.

  • J’attends avec impatience de lire ta réponse au commentaire de chrisdelafayette car j’ai entièrement lu ton blog et je trouve ces propos hyperboliques, ça relève du cliché, c’est facile à dire

  • Cher Chrisdelafayette,

    voilà un commentaire qui a au moins eu le mérite de me faire réfléchir. A la lecture de ces lignes en effet un doute m?a assailli. Aurais-je changé ? Un petit coup d??il sur les premiers billets du blog m?a rassuré, je suis toujours le même, à peine délesté de quelques illusions sur l?éducation nationale.

    Et oui, j?ai toujours préféré les vacances au travail (cf la fin du chapitre7) et j?ai toujours compté les jours et les semaines me séparant des vacances. Elève, j?ai toujours été content quand un prof était absent. Même l?année du bac. Et professeur je suis toujours content quand une journée de repos remplace une journée de travail. Le travail représente surtout pour moi une obligation, c?est comme ça et peut-être que ça changera mais peut-être pas (voilà que j?écris aussi mal que mes élèves). C?est peut-être blâmable, mais c?est une philosophie de vie comme une autre. Ca ne m?empêche pas d?aimer faire mon travail à bien des moments. Et surtout de le faire bien.

    Car voilà un problème. On nous parle souvent du dévouement du prof, de sa passion, seul gage de sa réussite. « Ah? (sanglots dans la voix) j?avais un prof de maths génial en 5e, il était si passionné ». Oui mais voilà, la passion ne se commande pas et beaucoup de choses sont faites dans l?EN pour qu?elle s?éteigne vite. Pourquoi après seulement d?un an d?enseignement suis-je déjà parfois un peu blasé ? Suis-je le seul à blâmer ? Il y a la une question sur l?accueil des jeunes enseignants qui mérite vraiment d?être posée si on ne veut pas reproduire les mêmes erreurs qu?avec les générations passées (cf. monsieur M.)

    Mais revenons-en à la passion, qui ne se contrôle pas. Et à la compétence qui elle doit demeurer un objectif. Car voilà l?objectif que je me fixe : être un bon, un très bon prof, ce qui selon moi est loin de se résumer à la passion. Si un jour je me suis levé du mauvais pied et avec l?envie d?aller faire autre chose, cela ne doit pas m?empêcher d?être bon. Voilà une chose que j?ai apprise cette année : ce métier est trop bouffant pour ne le faire qu?à l?affectif. En tout cas pour moi.

    Cette exigence de compétences, le bonheur qui surgit quand on a réussi à faire passer quelque chose, tout cela ne m?a pas quitté mais s?est seulement fait plus rare ces derniers temps à cause des conditions particulières du poste de FFL. Peut-être n?en ai-je pas assez parlé sur le blog, mais je l?ai toujours dit, celui-ci est partiel, partial et je n?y raconte que ce qui me semble pouvoir être traité avec humour, recul et ironie. Cela ne veut pas dire pour autant que je suis totalement blasé.

    Pour le reste de vos remarques (sur l?administration, les manifs), je ne suis pas en total désaccord mais par la force des choses vous ne pouvez pas tenir compte de certains éléments:
    ma mauvaise foi qui me conduit à être parfois un peu provocateur quand je raconte ; et la particularité du contexte local. Il fallait le voir pour le croire, mais l?intervention des CRS était vraiment ubuesque et potentiellement dangereuse. De même mes critiques envers l?administration se comprennent mieux lorsqu?on se souvient que la seule fois où j?ai eu besoin d?eux (cf. la guerre des boulettes) ils ne m?ont pas soutenu. Je n?ai aucun problème pour avoir des bonnes relations avec l?administration, mais j?exige d?elle la même dose de sérieux que je mets dans ma pratique.

    Pour conclure, je dirai donc que je ne sens pas en voie de Mr M-isation et je préciserai juste que les collègues avec qui j?ai passé la journée de blocus sont à la fois les plus compétents, les plus positifs et parfois les plus passionnés des profs du lycée. Ce qui ne les empêche pas de savoir apprécier un jour de repos forcé.

  • Excellent, jeune preux chevalier ! Que de leçons de vie apprises en si peu de temps ! ce métier a aussi du bon.

  • Très bien preu chevalier! De toute façon, je pense qu’il serait réducteur de te juger sur les seuls billets de ce blog qui retiennent les moments forts de l’année et qui les traitent sur un ton humoristique, parfois satirique (mais quand c’est mérité…). En tant que « prof » TZR (apparemment il faut mettre des guillemets à « prof »?!…), je me retrouve dans ton quotidien, et l’écriture comme la lecture sont des moyens de dédramatiser, d’évacuer, voire d’éviter de tomber dans la dépression. Alors continue à assumer ta digne mission.

  • Nous avons tous connus des moments de joie et de bonheur à l’annonce d’une grève ou d’une maladie, en tant qu’élève ou en tant qu’enseignant. Ne nous voilons pas la face.
    Combien de fois, et je n’en suis qu’à ma première année, j’ai regrettée de ne pas être enrouée ces fameux lundi matin des 5-2…
    Parce qu’évidemment, vu de dehors, les profs devraient tous être des fanatiques, des adorateurs de leur job, et tous devraient venir avec joie et sourire travailler. Mais une fois à l’intérieur, et surtout pour les « nouveaux », il faut se rendre compte que, tout passionné et motivé que l’on est, on perd vite ses illusions, ses espérances, et on finit par penser que tout doit partir de « rien », et que si quelque chose surgit de ce « rien », on peut être heureux. Et non heureux tout le temps, et malheureux quand une déconvenue arrive. Parce que sinon, on est souvent malheureux.

    Quant à cette administration que nous « devrions servir autant qu’elle nous sert », la mienne a dit il y 15 jours : « non, pas de pont du 9 mai (et dire qu’il est important par chez moi, y’a une féria ces jours-là), hors de question qu’un seul enseignant manque à son devoir d’accueillir les enfants.  » … et nous attendons donc, fébrilement, au collège, nos élèves, et une carte postale du Maroc où ladite administration est allée passer son pont (transformé pour l’occasion en viaduc, c’est une tradition locale, les romains du coin ont donné l’exemple)…
    Servons, servons, et gardons le sourire !

    L.

    PS : Merci monsieur le chevalier pour ces notes d’humour… continuer, et laissez parler les ronchons !

  • chrisdelafayette

    les ronchons, ainsi que les donneurs de leçons, vont parler plus loin alors…

    mais j’ai peur quand je vois tous mes jeunes collègues arriver pour exercer une profession avant de vouloir transmettre…
    j’ai peur quand j’entends parler de week-end et de bricolage le dimanche au lieu d’entendre parler projets ou orientation…
    c’est l’air du temps à ce qu’il parait… mais l’air du temps n’est-il pas que ce que l’on veut bien en faire collectivement ?

    allez, je vais voguer sous d’autres cieux. à regrets…

    longue vie à votre blog.

  • Ce brave Chrisdelafayette, il est comme Sarko, il veut balayer Mai 68. A cette époque, c’était « Jouissons sans entrave » ! Aujourd’hui, ce doit être « Jouissons en silence » et « Soyons faux-cul » ! En fait, il a raison Sarko de dire qu’un enseignant ne pourra jamais remplacer un Curé ! Foutage de gueule que tout ça ! Continue à suivre le chemin que tu t’es traçé, Preux Chevalier, et tu n’auras pas démérité !

  • chrisdelafayette

    Mireille … ou le grand n’importe quoi …

    on nage dans la phantasmagorie absconte …

    « chrisdelafayette, il est comme sarko »… pauvre Mireille… vous cataloguez vite les gens vous… un p’tit message et hop ! il est vilain méchant, il est de droite, il est sarkozyste etc. et bien…
    Délire, délire…
    Mais si cela vous fait plaisir, faites vous plaisir…
    (peut-être vous êtes-vous reconnu dans ma description des gens sclérosés du Snes… mais ce n’est pas pour cela que je ne suis pas de gauche Mireille… la gauche est plurielle, la démocratie aussi… cataloguez et honnir si rapidement est un luxe d’extrême-droite, je vous le laisse)

    Jouir en silence …. quoi de plus noble dans ce monde d’images, de bruit et de représentations ? Voyez-vous, Mireille, je suis bien content de « jouir en silence » car le silence, je le respecte.
    Même vos quatre lignes font du bruit.
    Ce qui m’amuse, c’est votre ton : je suis sarkozyste car je ne vous plait pas, mais vous vous êtes quoi ? Impétueuse, intolérante, excluante, sans nuance, sans second degré, sans humour, et même malpolie… summum du sarkozysme ambiant… en fait…; vous reflétez bien l’époque, tiens !

    Pan sur le bec !

  • chrisdelafayette

    zut de zut ….

    lire « absconse » et non absconte

    et mettre un « e » à reconnu

    « plais » au lieu de plait

    combien de fois me suis-je dis de relire avant d’appuyer sur la touche entrée,
    mais l’envie de répondre à la douce Mireille a été plus forte. Je vous prie de m’en excuser.

  • Chrisdelafayette, je crois que vous devriez relire la réponse de notre preux chevalier. Elle est pleine de bonne sens et ne tombe pas dans le piège de l’alternative entre le cynisme de l’époque ou la passion du missionnaire voulant sauver le monde. Enseigner est un métier qui doit se faire avec professionnalisme mais sans se prendre pour le sauveur d’une humanité en péril. C’est dans le domaine de la politique que le combat est à mener pour modifier, et c’est difficile, une société qui déraille.

  • chrisdelafayette

    « brave chrisdelafayette » …

    que de condescendance…
    ça sent la gauche caviar à plein nez, et ça se réfère au saint des saints actuel : mai 68 (ou le mythe perdu…)

    « allez, casse-toi pauv’ con », qu’elle dit Mireille…. à sa façon, mais elle le dit.
    tout dans l’inélégance ; bravo pour la « leçon » , c’est pitoyable.

  • Chrisdelafayette, vous avez tant à dire. Créez votre blog et soumettez vous à la critique. Cela sera plus positif que l’expression de votre amertume qui n’apporte pas grand chose par rapport à un blog plein d’humour et de recul. Un peu de courage…..

  • chrisdelafayette

    bonsoir tto45

    quel intérêt ?
    si tous ceux qui ont (ou qui croient avoir) quelque chose à dire créent un blog, comment prendre le temps de lire les blogs des autres ?
    or un blog est bien fait pour être lu et pour échanger non ?
    alors voilà, un jour, notre Preux Chevalier a laissé un lien de son blog sur le forum du Monde, j’ai suivi le lien et l’ai mis dans mes favoris.
    Je pense que c’est quelqu’un d’ouvert et avec qui on peut échanger.

    Mais visiblement, ceux qui lisent son blog ne sont pas aussi ouverts d’esprit (à commencer par moi, je vous entends le dire d’ici, et sans doute avez-vous raison).

    J’exprimais juste à notre preux chevalier mon sentiment dans mon premier message. Je croyais qu’on était tous là pour ça.
    Au lieu de ça, on me tombe dessus, on me dit que je juge notre tzrrad alors que mon message n’est en rien un réquisitoire, on me dit de dégager d’ici, on me dit que je suis un adepte de sarko, on me dit enfin que je suis amer… tout ceci me laisse coi.

    Si un blog est un rendez-vous de quelques-uns toujours d’accord avec celui qui a ouvert le blog, alors ok, je m’en vais ;
    mais alors c’est que nous n’avons pas la même conception de la blogosphère : vous exprimez l’idée d’un nombre de blogs individuels équivalent au nombre même de blogeurs (individualisme du blogeur sous couvert d’appartenir à une grande communauté), alors que moi j’exprime l’idée de la rencontre. Le « courage » dont vous parlez n’existe pas : je suis un inconnu qui surfe sur la toile et j’avais juste envie de discuter, d’exprimer mes opinions. On a le droit de ne pas être d’accord, on a le droit de dire à quelqu’un qu’on croit qu’il se trompe, que son regard est orienté mais que s’il regarde autrement, sa perception nouvelle lui procurera un autre plaisir et créera chez lui d’autres désirs. Je ne voulais que cela.
    Je prône une ouverture et on m’enferme. Ce n’est pas ça internet, ou alors c’est une vision appauvrie de l’intérêt de la blogosphère. Echangeons, critiquons, construisons, ne soyons pas d’accord, rions ensemble, parcourons le monde, mais de grâce n’excluons pas !
    Mon courage ne serait-il pas que je reste avec mes idées, avec mon bouclier, près de notre Preux Chevalier, prêt à le défendre contre les dangers du métier, simplement en apportant d’autres façon de voir ce métier, et le vôtre ne serait-il pas de continuer à me lire et de défendre notre Preux Chevalier avec votre propre conception du monde ?
    ;-) bien à vous lire encore…

  • Chrisdelafayette,
    L’écriture sur un blog permet de lire différemment celui des autres et de passer de la posture de celui qui commente, critique à celle de celui qui crée, s’expose et avec le temps à celle de celui qui observe les relations, les échanges qui se nouent. C’est l’occupation de ces trois postures par chacun, avec des degrés différents, qui enrichit chacun et tous. se cantonner au commentaire ou à l’écriture conduit rapidement à tourner à vide.

  • chrisdelafayette

    moi j’ai commencé par votre troisième étape : je surfais, je parcourais les blogs, je m’arrêtais, je repartais, je m’interrogeais.
    Il y a peu, je me suis arrêté et j’ai commencé à commenter, à participer, à critiquer (au sens noble du terme) et je vais en rester à ce stade.
    peut-être un jour aurais-je « le courage » d’ouvrir un blog moi-même. Mais pour le moment, je n’en vois pas l’intérêt.
    Je ne comprends pas bien ce que vous appelez « tourner à vide » : les gloses médiévales des monastiques sur les marges des manuscrits tournaient-elles à vide ? lire des copies d’élèves et se contenter d’annoter dans la marge, est-ce tourner à vide ? lire un livre et en faire une critique, est-ce tourner à vide ? car je n’ai pas écrit ce livre, car je n’ai pas rédigé la copie, car le moine n’a pas écrit le manuscrit. Est-ce à dire que seuls ceux qui « font les choses » sont intéressants et que ceux qui les regardent et les commentent sont eux aussi des inutiles ? des gens qui tournent à vide ? des gens comme moi.
    Faut-il être inscrit dans un club de rugby pour apprécier ce sport et pour se permettre de commenter une belle action ou un vilain geste ?

    Vous soulevez en moi beaucoup d’interrogations. Merci.

  • Chrisdelafayette
    Comprenez tourner à vide comme tourner en rond. Il n’est pas nécessaire de créer dans tous les domaines. Il suffit simplement de trouver les situations dans nos vies permettant d’occuper globalement les trois postures. La blogosphère n’est pas tout. Ce à quoi je crois par dessus tout est la fertilisation croisée. Nous souffrons d’une segmentation excessive héritage de la division du travail moteur de notre système économique mais qui aujourd’hui devient un frein pour agir et penser dans un monde complexe. Des auteurs, souvent mal lus et donc incompris, comme Hannah arendt et Edgar Morin, parmi d’autres, peuvent nous y aider.
    Cordialement
    http://tto45.blog.lemonde.fr
    http://tto445arendt.unblog.fr

Laisser un Commentaire




theworldofdd |
missyoura |
Kidal-blog: site d'informat... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | L'air du temps
| vision libre
| jacquemiche2