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Archive mensuelle de février 2008

Chapitre 22 : où le preux chevalier rencontre Mr M.

Un lycée ne serait pas vraiment un lycée sans ses professeurs légendaires. Elèves, nous les avons tous connus. Leur nom seul, faisait frémir. « En allemand, vous aurez Mme Gretzenritz ». Ces quelques mots prononcés par le professeur principal glaçaient l’ensemble des élèves. Un murmure parcourait la classe tel un texto au Nouvel Observateur. « Il paraît qu’elle est terrible ». Lors du premier cours, pas fous, nous nous taisions, et nous faisions incendier pour manque de participation.  Ah… Mme Gretzenritz. Tout un programme.

Depuis, je me suis souvent posé cette question : comment passe-t-on du statut de professeur à celui de légende urbaine? Encore aujourd’hui le mystère n’est pas résolu. Mais ces dernières semaines j’ai eu la chance de fréquenter, avec parcimonie certes, l’un de ces personnages mythiques : Monsieur M.

 

lucas.jpgAu lycée de Fort Fort Lointain, on apprend vite à connaître Monsieur M. Sa présence à elle seule remplit la salle  des profs . Je me souviens bien de la première fois que je l’ai vu et des pensées qui m’ont alors assailli. Quelque chose comme « Ouh la la » ou « Pfffff ». Bref, rien de verbalisable. Monsieur M. m’a très vite fait l’effet d’un grizzlie. Ou d’un Phlippe Lucas en veste de velours. C’est vrai qu’hormis quelques années en plus et les cheveux grisonnants, tout y est. Et pis c’est tout.

Chance -ou pas, tout dépend de comment on voit les choses- Monsieur M. se trouve être mon collègue de TPE et le professeur de français de ma seconde. Difficile dans ces conditions de s’éviter. Le temps de savoir qui est qui, je me présentais donc à Monsieur M. un mardi matin en salle des professeurs.

« Bonjour, je remplace Mme E., c’est moi qui ai les 1ère L. avec toi -mince, aurais-je dû dire vous?- en TPE »

Mr M. m’examine des pieds à la tête et me répond par ces doux mots :

« Ah. »

Son regard semble dire quelque chose comme : « qu’est-ce que ça peut bien me foutre? ».

Vieux blanc.

«  Voilà je voulais me présenter, vu qu’on va sûrement devoir bosser un peu ensemble ».

Mr M. baisse un peu sa garde et me lance un mémorable « ouais, ben tu verras , c’est pas des flèches les 1ère L. » Fin de l’échange. Et note pour plus tard : on n’approche pas monsieur M., on attend qu’il engage la conversation. Et si besoin on laisse un mot dans son casier.

Les semaines qui suivirent j’évitais donc la confrontation, encore glacé par l’échange précédent. Il faut dire que la façon dont on envisage les TPE à Fort Fort Lointain m’y aide bien. Les deux professeurs ensemble pendant deux heures prévus par les textes y sont très vite devenus deux heures et un professeur différent pour chacune d’entre elles. C’est beau l’interdisciplinarité et le travail d’équipe. Peu à peu je me renseignais sur Mr M. auprès de mes collègues. A voix basse bien sûr, il pourrait nous entendre. Petit medley des renseignements alors glanés :

« Ah Jojo… il est spécial ça c’est sûr, mais tu verras s’ il voit que tu lui montres du respect il est sympa. Moi ça m’a bien pris un ou deux ans avec lui ». Cool, je dispose d’environ quatre mois.

«  Ca c’est sûr c’est pas facile de travailler avec Mr M., mais il est là, alors faut faire avec » ou

«  Sans commentaires », furent les autres réponses que j’obtins.

Au lycée de Fort Fort Lointain, il y a donc les pro et les antis Jo-Jo. Et moi je n’avais pas trop de mal à me situer.

Puis quelques événements se sont produits. Tout d’abord, mon affrontement avec le dragon de l’intendance me valut un certain respect de la part de mon cher collègue, qui me proposa alors qu’on se partage la correction des TPE que j’avais pris l’initiative de ramasser (sans oser lui demander de contribuer à leur correction, pas folle la guèpe). Et puis mardi dernier conseil de classe des 2de6. 7 profs, 1 proviseur adjoint, 2 élèves et 15 mètres carrés. Ambiance tendue de fin de journée, de fin de semaine, de fin de trimestre. Quand Mr M. parle au conseil on l’écoute. Et ça fait du bien parce que pour une fois le politiquement correct n’est pas de sortie. « Faut dire ce qui est, cette élève est géniale. Je veux dire, on dit merci d’en avoir des comme ça », lance-t-il à propos de la meilleure élève de la classe et tout le monde acquiesce en silence. « Non, mais soyons-francs, c’est un boulet celle-là » enchaine-t-il sur l’une des petites poufs du dernier rang et le proviseur adjoint ne sait plus où se mettre. Problème : Monsieur M. n’a rempli ses appréciations de bulletin que le matin du conseil, ce qui perturbe grandement le bel ordonnancement des fiches de Mme C. la prof principale des 2de 6. Et Mme C. non plus faut pas l’embêter. Car Mme C. est le résultat d’un croisement improbable entre Maïté et Aretha Franklin. Et elle aime bien les choses bien rangées. Pendant l’ensemble du conseil Mme C. et Mr M. se lancent donc des petites piques mutuelles et chacun attend le moment où la situation va dégénérer. Mais Mr M. contrôle. J’en ai vu d’autres, semble-t-il me dire du coin de l’oeil. Et moi je me marre. En silence.

Depuis, mes relations avec le grizzlie de Fort Fort Lointain sont plutôt bonnes. Quand je rentre dans la salle des profs hier midi, il trône sur la chaise du fond comme à son habitude.

« Les seconde 6 ne parlaient que de leur contrôle de français, lui dis-je pour engager la conversation.

- Ah ouais.

- Et ils avaient pas l’air rassurés.

- Ils font dans leur froc. C’est bien ça. J’aime bien quand ils ont les chocottes ». Monsieur M. se lève alors de sa chaise et quitte la salle l’air satisfait. Et moi, je ne peux pas m’empêcher de sourire.

Voilà, il y aurait bien d’autres choses à raconter sur Monsieur M. Sa façon de crier « entrez » quand un élève frappe à la porte de la salle des profs et l’air horrifié de l’élève en question face à ce hurlement gutural. Ou la tête de mes élèves quand j’eus le malheur de prononcer son nom dans mon cours, mélange de dégoût, de rejet et de consternation. Car soyons franc, à bien des égards, Monsieur M. représente ce qui ne va pas dans l’éducation nationale. Incapacité à s’adapter, refus de travailler en équipe, manque de communication sont sans doute autant de qualités dont il use et abuse. Mais dans l’ensemble aseptisé du lycée de Fort Fort Lointain, sa présence fait du bien. Car Mr M. est un personnage. Truculent qui plus est. Et rien que pour ça, je l’aime bien.

Le preux chevalier.

Ps : Vacances pour deux semaines, le preux chevalier rassemble ses économies pour partir dans un pays froid et lointain ou personne ne fait du ski. A bientôt.

Chapitre 21 : où chouette, un autre dragon!

 Admettons-le, je commençais à m’inquiéter. Une secrétaire du proviseur charmante et plutôt compétente. Une direction aux petits soins prenant régulièrement des nouvelles. C’est sûr il y avait quelque chose de pourri au royaume de Fort Fort Lointain.Allons donc! Un royaume sans dragon? Je n’osais y croire. Parce que ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’un chevalier sans dragon, c’est un peu comme un président sans épouse. Ca fait mauvais genre.

Enfin bon, tout cela est terminé, car ça y’est, je l’ai trouvé. Bon, ok, j’avoue que ça fait qu elques jours que je suspectais sa présence. Mais hier, le dragon s’est montré au grand jour. Avec flammes tout ça tout ça. Et notre duel fut âpre mais j’ose croire que le preux chevalier a remporté  la première manche.

elliott.jpgLe dragon de Fort Fort Lointain existe donc. Et ce n’est pas un gentil dragon comme ce cher Elliott. Oh non… celui-ci rentre définitivement dans la catégorie emmerdeur royal, option glande. Voire option fourbe. Car le dragon de Fort Fort Lointain est fourbe. Il ne se trouvait pas comme tout bon dragon au rayon secrétariat. Non! Il se cachait tel un pleutre au rayon intendance. Attribution double: cartes de cantine et photocopieuses. De quoi terroriser tout un établissement.

Car le dragon a posé ses griffes là où ça fait mal. A lui seul il contrôle les estomacs de l’ensemble du lycée. Pour mieux terroriser la population le dragon a inventé un système ingénieux. Dans un établissement normal, pour manger il faut avoir une carte, de l’argent dessus et se rendre au « restaurant scolaire ». La cantoche quoi. Mais à Fort Fort Lointain ça ne suffit pas. Il faut badger. Et tout le monde n’a que ce mot a la bouche : « t’as pas oublié de badger? » « Monsieur, on peut sortir très vite, on a oublié de badger » « Oufff, un peu plus et j’oubliais de badger ». Le principe du badgeage est simple : pour manger le midi à la cantine du lycée de Fort Fort Lointain il faut passer son badge -qui ressemble plus à une carte magnétique qu’à un Pin’s, mais bon- dans une étrange machine, IMPERATIVEMENT avant 10 heures. Sinon pas de manger.

Pas grave, me direz-vous, il suffit alors d’aller acheter un sandwich. Sauf qu’à Fort Fort Lointain, y’a pas de sandwich. Pas à proximité en tout cas. Alors si vous voulez avoir la chance de manger, faut badger.

kangourougris1024.jpgCe serait d’ailleurs dommage de pas manger. Car à Fort Fort Lointain ils savent faire de ces choses! Ainsi, vendredi dernier, à la cantine on pouvait trouver du Kangourou. Oui, oui, le truc australien avec des poches qui fait de la boxe. Sûrement élevé quelque part dans la campagne de Fort Fort Lointain. Moi je savais même pas qu’on pouvait manger les cousins de Skippy, mais si. D’ailleurs j’expliquais naïvement à mes collègues que pour manger de la viande, y’avait le cochon et les vaches, mais on me répliqua que je devais être plus ouvert d’esprit. Et puis tu verras, c’est vachement bon.

En fait, une fois dans votre assiette, le kangourou ressemble plus à ça :

bourguignon.jpg

du boeuf bourguignon. J’avais beau avoir prévenu mes élèves : «  ne touchez pas au Kangourou, voilà typiquement un choix écologique stupide – on est en plein chapitre sur « nourrir les hommes » », ils se sont quand même rués dessus. Je crois qu’ils mangeraient leur chien si on le servait en escalope panée à la cantine. Moi, je me suis contenté des patates à l’huile.

Mais revenons au dragon. Et au badgeage. Lequel est appliquable aux élèves mais aussi aux profs! Sans aucune exception. Ou alors il faut aller voir le dragon. Mais ça, on évite. Mardi dernier une collègue prof de sport avait oublié de badger. Elle m’expliqua qu’elle préférait « marcher vingt minutes pour aller chercher un sandwich, plutôt que d’aller voir P. alias le dragon ». Si même les profs de sport ont peur, où va-t-on? Enfin, me disais-je, voilà une vraie mission pour le preux chevalier.

Cependant, le terrain du badgeage semblant escarpé, je décidais de l’attaquer dans la vallée des photocopieuses.

Hier, 13h00, une centaine de photocopies à faire et une photocopieuse qui indique cartouche vide. L’heure de l’affrontement est venue : le dragon est le seul qui peut changer la cartouche, opération qui peut bien prendre jusqu’à 5 minutes de son temps, ô combien précieux.. Je me dirige donc vers le bureau du dragon, une pièce biscornue au fond du sombre couloir de l’administration. Arrivé à la porte je tends l’oreille. Le dragon est en train de cracher ses flammes sur une élève dont le chèque n’affiche pas le bon montant. Qui a déjà eu la chance de fréquenter les intendances de l’éducation nationale sait que 10 centimes de moins ou de trop et c’est tout qui fout le camp. Quelques secondes plus tard, l’élève, réduite en cendres, sort du bureau et j’en profite pour entrer. Le dragon, catogan filasse sur barbe de 30 ans, un air de « on me donne pas d’ordre à moi » m’accueille d’un sympathique « Ah, ben décidément je vais pas pouvoir prendre ma pause déjeuner ». Ok. La bataille peut commencer.

Moi – Excusez moi de vous déranger mais il n’y a plus d’encre dans la photocopieuse. Est-ce que vous pourriez changer la cartouche, s’il vous plaît?

Le dragon (déjà excédé) – Oui. Ben je m’en occuperai tout à l’heure. C’est ma pause déjeuner là.

Moi (énervé) – Sauf que j’ai contrôle dans une demi-heure et que j’ai besoin de la photocopieuse.

Le dragon (toujours excédé) – Ben c’est ma faute si vous faites vos photocopies au dernier moment?

Moi (super énervé) – Non mais vous vous foutez de la gueule du monde!!! Je travaille pas le mercredi et le jeudi, j’ai cinq niveaux, je suis remplaçant, je travaille en flux tendu, alors oui, je fais mes photocopies quand je peux! Et je suis passé à 10h, y’avait déjà presque plus d’encre dans la photocopieuse.

Le dragon (presque confus) – Ah ben oui mais si personne ne me le dit à moi, je peux rien faire.

Moi – Ouais, ouais c’est ça. Laissez tomber (claquage de porte).

J’aime bien claquer les portes. Ca défoule. Mais ça n’aide pas à faire les photocopies. Alors je suis redescendu en salle des profs, ai récupéré le code d’un collègue sur une autre photocopieuse (la débrouille) et j’ai fini par les faire, ces photocopies.

Un quart d’heure plus tard, il paraît que le dragon est sorti de sa tanière, interrompant sa pause déjeuner (!), et a changé la cartouche.  Pas mal, pour un premier affrontement.

En racontant cela à mes collègues je me suis rendu compte que j’étais loin d’être le seul à avoir connu des difficultés avec le dragon. Néanmoins, tous n’ont pas la chance de pouvoir comme moi, faire fi de toute diplomatie pour cause de départ dans trois mois.  Jojo, le grizzlie qui me sert de collègue de TPE et mériterait un papier à lui tout seul, s’est fendu d’un magnifique : « je monte plus le voir celui-là, sinon je lui fous mon poing dans la gueule ». Quant à Jean-Pierre, mon collègue d’Histoire-Géo, il eut ces mots : « qu’est-ce que tu veux, c’est un fonctionnaire ».

Et nous, on est quoi?

Le preux chevalier.

Ps:

Stacy – Je comprends pas la question m’sieur

Moi – Et bien là tu vois il y’a une carte du relief en Espagne. Et là c’est une carte des précipitations. Tu dois chercher s’il y’a un lien entre les deux.

Stacy- …

Moi- Ben là par exemple, il y’a des montagnes et tu vois aussi qu’il y’a plus de précipitations.

Stacy- Mais, monsieur, les montagnes… ça pousse avec de l’eau?

Chapitre 20 où le preux chevalier apprend des choses sur la Suisse, et le monde en général

Deux semaines, si peu de temps pour vous écrire, tellement de commentaires sympathiques et tant de choses à raconter… Alors oui, j’aurais pu vous parler de la fois où j’ai été sauvé par la vieille fille du royaume d’à côté alors que mes serfs s’apprétaient à rejouer la Grande Peur en salle C11. J’aurais pu évoquer la visite du vice-roi/principal-adjoint devant un parterre de petits monstres pétrifiés. Ou le silence qui régna quand je demandai aux premières pro la date de la révolution (-14 juillet m’sieur – Oui, mais quelle année? – euhhhh… ben… ) Deux malheureuses petites semaines se sont écoulées depuis la dernière fois et il y aurait tant à dire. Une merveilleuse conversation sur l’emploi de « malgré que » avec une élève première L par exemple.

indy13.jpg

Mais il faut savoir parfois s’incliner. En bon historien, je sais que le document passe avant tout. Et tel Indiana Jones, j’ai enfin trouvé le Saint Graal. Sans même me servir d’un fouet. La copie parfaite. Un texte que Coluche et André Breton nous envieraient. J’ai donc décidé de vous le faire partager.


 

Il y a un peu plus d’une semaine, se déroulait le grand tournoi de Fort Fort Lointain. 180 jeunes pages et autres apprenties princesses de seconde. 5 épreuves. Et le meilleur pour la fin : Histoire-Géographie. Faisant moi-même partie du comité d’organisation, je peux le reconnaître, nous avions peut-être été un peu loin. Oser demander aux jeunes apprentis de placer sur une carte la Méditerranée, de situer la Turquie ou l’Afrique du Sud (je vous laisse imaginer les résultats) c’est déjà pousser le bouchon jusqu’à Vladivostok. Mais demander aux élèves de rédiger une réponse organisée, avec introduction, paragraphes et tout ça… où avions-nous la tête?

Le sujet était le suivant : « en quoi la croissance démographique reflète-t-elle le contraste nord-sud? ». Pour les aider, les participants pouvaient s’appuyer sur un super document qui expliquait qu’au nord on faisait pas trop de bébés, et qu’au sud, on en faisait plus. Que demande le peuple?

Ce week-end je m’attelais donc à la correction des épreuves. C’est alors que je fis la découverte. Je devais avoir déjà replacé quatre ou cinq fois la Méditerranée (non, Tahiti n’est pas au bord de la Méditerranée). Et soudain la lumière fut. Copie anonyme n° 134.

Paragraphe argumenté : « en quoi la croissance démographique reflète-t-elle le contraste nord-sud? »

« Les pays du Nord sont les pays dit riches. Ils travaillent notamment dans l’industrie, le commerce, le bureautique. Ces pays ont un relief assez dense, rempli de bâtiments, d’immeubles et plusieurs de centaines de maisons. Ces familles possèdent environ un voir deux enfants en moyenne qui seront scolarisés dès leur âge de trois ans, ce qui fera plus tard des personnes riches et intelligentes [hi hi hi]. Ces familles, vivent luxieusement en nourriture, en habitation, en habillement [...]Certains pays comme la Suisse vive d’un produit : le chocolat. Ce produit se vend assez cher pour rapporter gros dans le monde entier. Mais ce pays qui a le chocolat comme produit qui rapporte, n’a plus de cacao pour constituer cela, ce pays perdrait beaucoup d’argent. Ce cacao est produit dans des pays pauvres qui vivent très péniblement [...]

Les pays du Sud sont surpeuplés de personnes pauvres, vivant de leur agriculture, pour produire plus, des OGM sont découverts et pouvant améliorer le taux de ventes qui pourraient les améliorer financièrement. »

singe2.jpgQuelques lignes plus tard, ce document, qui à coup sûr représente une avancée décisive dans la théorie de l’évolution régressive (qui veut que peu à peu, l’homme remonte vers le singe -cf. Jean-Marie Bigard au Vatican), se conclut par cette maxime que je vous laisse méditer :

«  Le Nord est plus riche et plus grand en humanité, et le sud est pauvre et beaucoup d’humanité ».

Merci copie 134, merci beaucoup.

Le preux chevalier

Ps : TPE avec les première L

Moi « Rappelez-moi votre sujet.

Elles – Les adaptations de Shakespeare au cinéma.

Moi – Bien. C’est un bon sujet ça. Et vous travaillez sur quels films?

Elles (en choeur) – Roméo + Juliette

Moi – Celui avec Di Caprio?

Elles -Ouiiii.

Moi – Et à part celui-là?

Elles – Y’a aussi Shakespeare In Love. Et celui de l’Italien. Mais si, tu sais, le vieux là. Ah oui c’est vrai, je crois j’avais noté le nom dans mon cahier. Mince où il est mon cahier…

Moi- Laissez, laissez, on verra ça plus tard. Et vous les avez vu?

Elles – On a vu Roméo + Juliette.

Moi – Et les autres?

Elles (gênées) – Euhh non.

Moi – Corrigez-moi si je me trompe : vous faites donc un TPE, à rendre pour dans trois semaines, sur des films que vous n’avez pas vu?

Elles – Vous pensez que c’est embêtant?

Moi – …




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