Tadah!

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Transparence

Attention Attention, ce message risque d’être assez inintéressant!

« Dégraisser le mammouth » qu’il disait l’autre. Et à l’époque j’étais plutôt d’accord. Onze ans plus tard le mammouth est au régime, un peu comme Clémentine Célarié quand elle vantait les mérites d’une crème dégueu au chocolat. Moi je suis rentré dedans. Et ô surprise, il en faut de l’énergie pour faire bouger les grosses pattes du mammouth. Beaucoup même. Ca doit être les poils. Enfin, tout ça pour dire que dans l’Education Nationale ça bosse. Pas partout, pas tout le tempspetitesirenehaut2.jpg. Mais ça bosse. Et certains fumistes comme moi en perdent même le temps d’alimenter leur blog. Cette page vit depuis quelques mois désormais sous assistance respiratoire. Elle mourra sans doute de sa belle mort d’ici quelques temps, mais pas avant Ariel Sharon, c’est promis (car oui, tout comme Hervé Villard, je rappelle que ce cher Ariel -rien à voir avec la petite sirène- n’est pas mort).

Tout de même c’est une drôle d’Histoire Ariel Sharon. Celle d’un type qui fait n’importe quoi pendant toute sa vie et qui semble atteint tout d’un coup d’une légère crise de sagesse. Et voilà t’y pas que je retire les colons de Gaza, que je crée un parti d’union, bref, que je fais ce que seul un imbécile réformé comme moi pouvais faire : faire adopter par des centaines de millier d’imbéciles des décisions censées. Ou comment passer du statut de semeur de merde international à celui de faiseur de paix en l’espace de quelques mois. Mais plus drôle (triste) voilà l’accident cérébral. Et c’est comme si cette crise de sagesse n’était en fait qu’un signe avant-coureur. Attention, y’a quelque chose qui débloque dans le cerevau d’Ariel. Enfin bref, tout ça me fait penser à cette scène merveilleuse de Tout le Monde Dit I Love You où Woody Allen apprend avec soulagement que l’engagement de son fils dans le parti des jeunes républicains n’était dû qu’à un caillot de sang mal placé.

Et pourquoi je vous parle d’Ariel Sharon moi d’abord? Vous êtes pas là pour ça! Vous voulez le récit de la réunion avec le nouvel inspecteur d’Histoire. Celui de la sortie au cinéma ou de l’assemblée générale du lycée en salle des profs entre 12h15 et 12h55.poissonsasterix.gif Du drôle, du croustillant, du consternant. Raahh…si je me creusais les méninges je pourrais sans doute vous trouver une ou deux anecdotes amusantes. Comme la fois où j’ai grillé le disque dur d’une élève après que celle-ci m’eut confié : « ne le perdez pas monsieur, y’a toute ma vie dessus! ». Mais il s’est passé trop de choses depuis le mois de janvier pour que j’ai le temps de les raconter ou même de m’en souvenir avec précision. Et l’anecdote réchauffée c’est un peu comme du poisson pas frais.

Alors je me contenterai de mon actualité la plus dramatiquement actuelle. Je suis en vacances. Et occupé à corriger les copies du bac blanc seul à mon bureau, un best of de Bloc Party de ma confection en fond sonore. J’étais exactement dans la même position hier quand je suis tombé sur cette perle. Les questions portaient sur le fameux discours de Martin Luther King « I have the drime » (véridique). A la question quelles sont les revendications des noirs américains dans les années 1960, la réponse fut la suivante :

« les noirs américains veulent que leur couleur de peau soit transparente aux yeux des autres ». Ce à quoi je répondais dans la marge : « sérieux? ».

Voilà, ces noirs américains transparents, c’est un peu comme les cheveux assaisonnés de Gad Elmaleh, un tout petit moment de poésie sorti de nulle part. Il avait raison Mr King, il y a de l’espoir.
A bientôt

Bondy meets U2

sandinista.jpgEn 1980 Joe Strummer et Mick Jones chantaient Ivan meets Gi Joe. C’était pas inintéressant mais ça n’a aucun rapport avec le billet d’aujourd’hui (et chacun sait que le billet se fait de plus en plus rare ce qui ne fait qu’augmenter sa valeur). Bondy meets U2 donc. Ca c’est de l’accroche. Un peu d’anglais pour faire cool, un peu de banlieue pour attirer le passant (la bonne vieille technique Charles Villeneuve) et un zeste d’artistico-people pour conclure.

Ce matin, dans le cadre du projet mené avec les 1e ES sur les migrations ( que vous pouvez en partie suivre ici sur un blog créé conjointement avec des jeunes Brésiliens), visite d’une jeune entreprise de développement de sites Internet. Dans un local en demi-sous-sol du 10e arrondissement de Paris, une quinzaine d’employés travaillent sur divers projets pour divers clients, de la RATP à Arte en passant par Rue 89. Ca peut donner des choses merveilleuses et furieusement d’actualité comme ça. Et là où tout devient génial, c’est que grâce aux contacts établis par mes collègues avec le jeune patron de l’entreprise, ces petits génies vont travailler conjointement avec nos élèves pour créer le site qui recueillera leurs travaux multimedia. Normalement, ça devrait être pas mal.

Bref, pour les élèves c’est l’occasion de faire un tour à Paris (ah! Le Mc Do du forum des Halles) et surtout l’opportunité de voir comment fonctionne une entreprise -celle-là a l’air assez douée pour mêler cadre détendu et travail acharné jusqu’à des heures tardives de la nuit. Toucher du doigt des vrais gens avec un vrai métier dans un domaine vraiment intéressant, rien que ça justifiait la visite. En prime les élèves ont aussi eu droit à leur première réunion de projet, une vraie tempête de cerveaux dans un espace ouvert. J’aurais tendance à considérer que ça n’a pas de prix.

Mais les jolies choses ne s’arrêtent pas là. Voilà t’y pas que le patron nous annonce que les caves du local sont actuellement prêtées à une entreprise amie qui fait deux ou trois trucs de post-production. En ce moment ils sont juste en train de créer des décors sur fond vert pour un clip de U2. Oui, U2. Le groupe qui dit toi aussi et dont l’album (et le clip qui va avec) constitue juste le disque le plus attendu de 2009 (en terme d’impact médiatique et commercial, on s’entend bien). Et donc les élèves ont vu. Vu que le prochain clip qui allait tourner en boucle sur MTV était réalisé dans une cave du 10e arrondissement, avec des fonds verts tout ce qu’il y a de plus artisanal, un skate-board, des planches en bois et des objets divers et variés que je ne pourrais vous décrire, par peur de l’accident industriel. C’est comme si tout d’un coup un lien s’était créé entre leur vie et leur télé. En tout cas il s’est créé entre moi et ma platine CD. Et ça me paraît énorme.

Voilà, Bondy meets U2 c’est pas plus compliqué que cela. Mais ça promet. Des deux côtés.
Le preux chevalier

 

ps : bonne année tout ça tout ça bien sûr.

pps : vous l’aurez compris, mes pérégrinations s’étant considérablement calmées cette année, ce blog n’a plus autant de raison d’être qu’au bon vieux temps de Fort Fort Lointain. Ma charge de travail étant par contre plus importante ces derniers temps, il m’est difficile de l’alimenter régulièrement. Mais le blog reste ouvert, que ce soit pour faire découvrir les choses que j’aime (et notamment les projets menés), pour pousser un petit coup de gueule de temps en temps ou pour s’amuser avec une grosse dose de mauvaise foi. A bientôt donc.

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